Vous aviez peut-être fini par arrêter de courir après MGMT. Little Dark Age, quatrième album du duo new-yorkais, devrait vous donner raison. Alors que précédemment le groupe faisait clairement la course en tête d’une électro-psyché inventive et catchy, les voici courir après des sonorités déjà entendues chez Metronomy ou Empire of the Sun.
Rien de grave jusque-là direz-vous, MGMT a bien le droit de sonner comme bon lui semble. Et si She Works Out Too Much qui ouvre l’album fait son petit effet de surprise, si les « tou, tou, tou, tou-tou » de TSLAMP fonctionnent (les deux titres font d’ailleurs référence au smartphone comme plaie moderne), on a quand même une belle collection de morceaux qui défilent très calmement sans soulever de grandes émotions.
Un constat déjà fait avec When You Die, confirmé par James (on dirait vraiment des voix copiées sur Empire of the Sun…), ou les sympathiques Days That Go Away et Hand It Over. Quel dommage, d’autre part, que ce gâchis sur One Thing Left To Try, peut-être le meilleur morceau de l’album, qui dérive sur des passages robotisés venant mettre à mal le tube potentiel.
Little Dark Age, malgré ses bonnes intentions, ses bonnes productions, ne parvient pas à convaincre. Convaincre que MGMT a toujours ce statut d’innovateur, de créatif. Il est sans doute temps de revoir les attentes à la baisse.
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