Leur meilleur album depuis United, pouvait-on lire parfois. De quoi susciter la curiosité quand on sait que ce genre de phrase est utilisé la moitié du temps pour assurer la publicité du disque, qu’il soit réellement bien ou pas.
Et bien la bonne nouvelle, c’est que Wolfgang Amadeus Phoenix est un bon album. D’une constance remarquable, d’une qualité omniprésente, avec un trio exceptionnel de premières pistes, qui montent en puissance : Lisztomania, 1901 et Fences. Juste après, le dyptique Love Like A Sunset, bizarrement articulé entre sa partie instrumentale et sa partie chantée, marque une sorte de pause dans l’album avant de repartir de plus belle avec Lasso et Rome (au très bon final).
La dernière partie est plus classique, disons moins surprenante. Les pistes restantes demeurent du calibre général de l’album, sans distinction notable. Même la toute dernière (Armistice) ne résonne pas comme un morceau final. On dirait que Wolfgang Amadeus Phoenix ne demande qu’une chose : être écouté en boucle, donc repartir sur Lisztomania. Vu qu’il n’y a que 10 titres, on aurait finalement tort de s’en priver…
4 / 5