On avait un peu perdu de vue The Dodos… bon ok, on avait coupé les ponts avec The Dodos après Time to Die en 2009 parce qu’en même temps il y a eu The Dø, The Dodoz… et intellectuellement ça faisait trop pour nous.
Passée cette courte introduction pleine de mauvaise foi, revenons sur Individ, septième album qui montre que le groupe n’a pas perdu de son sens de la mélodie pop-rock. En témoigne ce Precipitation qui en fait l’ouverture de la meilleure manière qui soit. Un morceau en progression, avec une formidable envolée à 3’54, et nous voilà plongés directement dans le coeur du réacteur.
Ce coeur, ce sont 9 pistes (seulement) pour 39 minutes de pop-rock mélodique de bonne facture, mais avec un handicap : le revers de la médaille quand on place un morceau aussi bon que Precipitation en ouverture, c’est que l’on s’attend à en trouver d’autres du même acabit. Peine perdue de ce point de vue, et petite déception au moment d’en faire le bilan. Individ fait du bon boulot avec des titres comme Bubble, Goodbyes and Endings, et le très bon final Pattern/Shadow. L’ensemble est court, peu aventureux, et principalement porté par son intro et sa clôture. On aurait aimé en avoir plus entre les deux.
3 / 5