Le folk, c’est bien. Probablement l’un des genres musicaux qui se reconnaît le plus facilement tout en se permettant des expérimentations souvent très bien accueillies (du moment que l’on reste dans les instruments acoustiques, respectons les caractéristiques du style). Les Américains de The Lumineers sortent leur premier album éponyme et s’engouffrent dans une vague de médiatisation importante, ce qui est assez rare pour un groupe folk (sauf que depuis, Mumford & Sons sont passés par là).
Il faut dire que le groupe a été porté dès mars 2012 par la sortie de son single Ho Hey, qui a conquis de nombreuses places dans les charts et déclenché les convoitises (et oui, un nouveau groupe, un tout premier single qui cartonne, et les projecteurs se braquent sur vous). Problème : en octobre 2012, le deuxième single qui allait figurer sur l’album, Stubborn Love, se prend cette fois une claque dans les mêmes charts. Trop tard, la machine de promotion de The Lumineers est lancée.
Et l’album nous parvient. C’est finalement une demi-surprise : en-dehors de Ho Hey, les titres sont d’une banale platitude, folk en effet. Certes, le rythme varie à l’intérieur de chaque morceau : on alterne des couplets accompagnés de légères notes de guitare ou piano, avec des refrains qui s’accélèrent et ramènent toute la panoplie d’instruments disponibles. Mais la dose conséquente de ballades (qui ne décollent jamais) a raison de la patience d’un fan du genre.
Dommage. Si l’essai The Lumineers devait se transformer avec un deuxième album, il lui faudra faire beaucoup, beaucoup mieux, et sans renfort promotionnel.
1.5 / 5