Très malin. Le nouvel album de Two Door Cinema Club nous révèle un groupe beaucoup plus malin que ne laissait supposer le premier disque. Le genre de groupe que l’on croit porté par le succès de quelques titres bien aidés par la publicité (merci le Crédit Agricole, pour la France) avant de définitivement s’essouffler. Ici, non seulement ce n’est pas le cas, mais c’est même le contraire : Beacon surpasse Tourist History.
La pop-rock-électro dansante (oui, tout ça) des TDCC s’égrène de manière très homogène sur le disque, et commence rapidement : difficile de résister aux refrains de Handshake, Someday ou The World Is Watching, à la simplicité de Sun, à l’intro de Settle. Sans oublier le single Sleep Alone qui avait déjà admirablement préparé le terrain avant la sortie de Beacon.
Homogène, l’album l’est aussi sur la construction des morceaux : ils font tous entre 3 et 4 minutes (à l’exception du premier, Next Year, qui arrive à 4’12). Comme on peut le constater à l’écoute, la recette est bien éprouvée, et ce qui aurait pu faire l’objet de critique se révèle suffisamment bien masqué (c’est-à-dire, varié) pour éviter tout sentiment de répétition. C’est tout le talent d’Alex Trimble qui réussi à faire évoluer sa voix pour proposer des registres nouveaux à chaque pistes.
Deuxième album validé donc, pour des Two Door Cinema Club que l’on n’attendait pas à ce niveau. Nul doute que de nouvelles portes leur sont ouvertes avec cette confirmation.
4 / 5