❤️☠️🤖 Love, Death + Robots – saison 2 : humains contre machines contre humains

❤️☠️🤖 Love, Death + Robots – saison 2 : humains contre machines contre humains

On s’est pris d’affection pour ces courts-métrages d’animation signés Tom Miller et David Fincher, mais surtout signés par des studios talentueux. Love, Death + Robots est donc revenu sur Netflix pour une saison 2, après un bon accueil dans nos colonnes à l’époque du premier volume.

Voici notre petit tour d’horizon des épisodes, sans rien révéler, mais avec notre avis :

1. Le robot et la vieille dame (Automated Customer Service)

Début très moyen avec un premier épisode classique se déroulant dans un village de séniors (aisés) où tout est automatisé avec des robots à leur service. Jusqu’à ce que, évidemment, l’un des robots « pète un câble » et sa propriétaire (la vieille dame) va se montrer particulièrement résistante pour l’affronter. Rigolo mais creux.

2. Ice (Ice)

Une colonie humaine est implantée sur une planète gelée et un groupe de jeunes provocateurs décide de se mettre en danger en allant voir d’immenses baleines surgir de sous l’épaisse couche de glace pour reprendre leur respiration. Les jeunes réussiront-ils à regagner la zone sécurisée en courant sur la glace avant d’être percutés par une baleine surgissant des profondeurs ? Du potentiel dans l’épisode, mais peu exploité.

3. Groupe d’intervention (Pop Squad)

Première grande sensation de cette saison 2, un pacte faustien passé par l’humanité dans un futur proche. Les humains sont désormais immortels (grâce à l’injection régulière d’un sérum) mais la contrepartie est stricte : il est interdit de faire des enfants (pour éviter d’aboutir à une planète surpeuplée, ce que l’on imagine déjà être le cas). Une brigade spéciale de la police est chargée de réguler la population. C’est-à-dire éliminer les contrevenants, c’est-à-dire, oui, tuer des enfants ; un véritable tabou dans beaucoup de productions audiovisuelles, qui est directement abordé ici. Alors : l’immortalité en vaut-elle le prix à payer ?

4. Snow et le désert (Snow in the Desert)

Un petit air de Mandalorian pour cet épisode se déroulant sur une planète désertique invivable la journée, où un homme immortel (Snow) est recherché par de nombreux chasseurs de prime (qui en veulent à ses testicules, ces derniers étant le secret de son immortalité, il faut le savoir). Habitué à survivre, Snow ne s’attendait pas en revanche à rencontrer… l’amour. Un épisode sympathique.

5. De si hautes herbes (The Tall Grass)

Époque far west. Un train de nuit s’arrête au milieu d’une vaste étendue de hautes herbes. L’occasion pour un passager de faire une pause cigarette dehors, mais il ne faudrait pas trop s’éloigner du train. Pourtant, elles sont intrigantes ces petites lumières qui se dégagent des herbes… et si on allait jeter un œil… ?

On s’en doute, c’est LA mauvaise idée de notre protagoniste. Quelle morale dans cet épisode qui pose les bases d’un univers très fourni mais ne fait que l’effleurer ? Toujours écouter le chef de bord ?

6. La surprise de Noël (All Through the House)

Coup de cœur pour cette fable WTF de Noël où deux jeunes enfants (une fillette et son petit frère) décident de surprendre le Père Noël lors de son passage. La suite va vous étonner, en vous rappelant à la fin que la curiosité est (souvent) un vilain défaut, et qu’il faut être bien sage toute l’année.

7. Module de secours (Life Hutch)

Encore un classique « homme versus machine détraquée ». Et malgré un rôle principal interprété par Michael B. Jordan, pas grand-chose à retenir de cette confrontation menée par un soldat blessé après un combat spatial, et qui appelle les secours depuis la planète inhabitée où il s’est échoué.

8. Le géant noyé (The Drowned Giant)

Le dernier épisode est une autre fable qui fait réfléchir au moment où l’on découvre un homme géant, mort, totalement nu, échoué sur une plage. À la stupéfaction succède très vite, au choix… la résilience ? Le pragmatisme ? L’indifférence ? La routine ? L’oubli ? L’imperturbable rouleau compresseur du temps ? Sans doute l’épisode le plus plat au niveau de l’action, mais avec beaucoup de relief dans la réflexion.

En définitive Love, Death + Robots, c’est toujours ce petit plaisir coupable qui révèle parfois de belles surprises et impressionne souvent par ses univers graphiques très travaillés. Notamment le stupéfiant travail de Blur Studio (sur 3 épisodes) qui captive par son réalisme. La saison 3 de Love, Death + Robots est prévue pour 2022.

3.5 / 5