The last man on earth – saison 2 : ça tourne en rond

On était très heureux de voir Will Forte, second couteau efficace de la comédie américaine, s’offrir sa propre série, dans un environnement qui lui donnerait assez de libertés : lui, dernier homme au monde. Ou presque, car en première saison il se rendait compte qu’il n’était pas si seul que ça. Et qu’il allait devoir se surveiller un peu.

En seconde année, THE LAST MAN ON EARTH recolle les morceaux : Phil « Tandy » Miller rejoint le groupe, exilé en Californie, et fait amende. C’est l’occasion d’une première moitié de saison avec un guest de luxe (on vous laisse la surprise), et quelques redites, principalement de voir le groupe de survivants passés leur journée à… ne pas faire grand chose. Si certains réflexes de survie sont conservés, on reste majoritairement devant une sitcom de salon à les voir échanger tranquillement assis dans des canapés. Ce qui devient rapidement limité, et ne fait pas décoller les enjeux (ou même les rebondissements supposés graves).

La révolution vient de la deuxième partie, avec l’entrée en jeu du frère cosmonaute de Phil, joué par Jason Sudeikis (un autre mec bien, qui aime faire des caméos dans des séries entre 2 rôles au cinéma), qui pourrait tout changer. Et non… Mike, son personnage, se substitue à un autre, et ne modifie pas grandement le schéma. Si on sourit toujours largement aux pitreries (souvent visuelles) de Will Forte, qui donne de lui-même à chaque épisode, le reste de la série tourne bien trop en rond pour répondre à la promesse d’une comédie post-apocalyptique, avec toutes les idées qu’il y a derrière. On sait d’avance que le cliffhanger final n’engendrera pas de grandes conséquences… à moins que ?

2 / 5
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