Casse-tête chinois

Après L’Auberge espagnole en 2001, puis Les Poupées russes en 2004, Cédric Klapisch continue de nous raconter la vie de Xavier, Martine, Isabelle et Wendy. Ils approchent la quarantaine et leurs préoccupations tournent autour des enfants et de la gestion des séparations.

Quinze ans après leur rencontre, Wendy et Xavier ont divorcé. Mais Wendy s’en va vivre à New York avec son nouveau compagnon. Pas question pour Xavier de ne pas vivre aussi à côté de ses deux enfants. Ça tombe bien, Isabelle, son « pote », vit là-bas et accepte de l’héberger le temps qu’il trouve une situation stable.

Après le décevant Ma Part du gâteau, on est heureux de voir Klapisch revenir avec des personnages qu’on a adoré dès le début. Ils nous ressemblent et traversent souvent les mêmes galères que nous. Ils sont comme une vieille bande de potes qu’on a pas vu depuis longtemps.

Pour filmer New York avec un regarde neuf, il fallait un vrai point de vue. Ce pari fou est assez réussi : on est comme Xavier, le nez dans le guidon mais toujours en mouvement, au ras du sol de cette ville-ciel. Ses astuces de mises en scène rappellent les univers d’Instagram et de Google. Klapisch fait un film totalement en phase avec son époque.

Le film est une réussite en trois étapes.  D’abord, on passe une bonne partie de ce dernier surpris de reconnaître les précédents dans des détails (la musique, certains plans, des répliques…). Ensuite, on retrouve cette bande de potes, on est heureux de leurs joies, triste de leurs galères et excité par leurs projets. Enfin, on voyage dans un New York qu’on n’avait jamais pris le temps de regarder comme ça et qui donne envie d’y faire une virée.

Les retrouvailles étaient à la hauteur du rendez-vous. On a passé un moment des plus plaisants, à rire, à se rappeler le bon vieux temps et à se préparer à affronter la suite, le tout avec un énorme sourire.

 

4 / 5