Bloc Party – Hymns : moins pire que prévu

On ne sait plus trop comment cela a commencé : est-ce nous qui avions perdu Bloc Party ? Ou Bloc Party qui nous avait perdu ? La formation de Kele Okereke fait son retour, se réorganise autour de son leader (deux nouveaux membres sont à noter) et sort Hymns, un cinquième album que l’on pressentait comme une catastrophe. Rangez les mouchoirs : c’est seulement très moyen.

Une évidence : Bloc Party est désormais totalement un produit Okereke. C’est lui qui dirige tous les morceaux, avec sa voix comme fil conducteur, et une musique que l’on dira actuelle, sans chercher l’innovation. Et c’est sûrement cela qui manquera le plus, quand on se souvient qu’à ses débuts le groupe a produit des titres qui venaient dépoussiérer l’électro-rock. Ici, on est plutôt dans la demi-mesure, la tentative inachevée. Prenons The Love Within qui ouvre le disque : impossible de ne pas sentir le potentiel du morceau, qui se termine pourtant en micmac aléatoire. Même chose — mais moins gâchée — avec Only He Can Heal Me qui lui succède.

Non. Là où Bloc Party tire encore son épingle, c’est malheureusement quand il ne s’acharne plus. Ainsi, So Real, classique au possible, est parfaitement déroulé. Et c’est ce qui attend l’auditeur sur la majeure partie de l’album : du consensuel, des arrangements éprouvés (des claps ! ouais ! des choeurs ! ouh la la !) de l’ère du temps à profusion (Fortress ? Merci The Weeknd). Hymns est un album de 2016 qui fleure bon 2016 et ne dépassera pas 2016.

3 / 5
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