Avec Skins, la Grande-Bretagne nous a encore gratifié d’une série de grande qualité et surtout sans retenue. Les tribulations de cette bande de lycéens de Bristol, qui sont principalement axées sur le sexe et la drogue, permettent un double niveau de lecture qui fait de Skins bien plus qu’une simple série sur la débauche de la jeunesse.
Car ce qui ressort, c’est qu’il y a du beau et du bon dans cette période lycéenne parfois franchement écoeurante et dégoutante. Oui ça baise, ça se défonce, ça boit et ça vomit, mais il serait dommage de n’en rester qu’à cette couche superficielle. Skins traite aussi de l’échec scolaire, des troubles alimentaires, des relations avec les parents, des questionnements sexuels, bref de toutes les préoccupations qui peuvent traverser l’adolescence.
Mais ce qui fait aussi de Skins une série attachante, c’est la psychologie des personnages qui y est ultra-développée, comme rarement. On compte huit protagonistes principaux et aucun n’est laissé de côté. Le casting est de grande qualité et l’on peut y trouver notamment deux visages connus : Nicholas Hoult qui jouait le petit dans Pour un Garçon avec Hugh Grant, et Dev Patel, le héros de Slumdog Millionaire (et prochainement au cinéma dans Avatar), révélé par Skins donc. La palette des héros est tellement large qu’il sera difficile de ne pas s’identifier à l’un d’eux.
Chaque épisode de la saison (neuf pour cette première) se concentre sur un personnage tout en l’incluant évidemment dans les aventures de la bande. On ne se lasse pas, et jamais les scènes les plus ‘trash’ sont gratuites.
Skins n’est donc pas seulement qu’une série pour ados, loin de là. S’appuyant du côté d’une référence évidente comme Californication, elle y ajoute une dose de réflexion bien plus poussée et nous montre comment se construit la personnalité aux travers des épreuves et des expériences. Une véritable réussite télévisuelle.