Sortie sous la bannière de Comedy Central, déjà responsable de South Park, Workaholics nous plonge dans l’enfer d’une entreprise au quotidien, ou plutôt de trois crétins post-adolescents, employés d’une compagnie de télé-assistance. Mix volontaire entre The Office et Beavis & Butt-head, mais à trois.
Workaholics, ce sont avant tout Anders, Adam et Blake (les prénoms des acteurs – la simplicité, de base), trois colocataires assez idiots, passant leur temps entre fumer, boire et tenter de croire à leur sex-appeal envers la gente féminine, tout en pensant également avoir un réel intérêt dans leur entreprise, où ils passent un temps relativement restreint par ailleurs. Bref, l’american dream version MTV. Et sur les dix épisodes de la saison, ils ont l’art d’accumuler pas mal de tares et de bêtises, entre eux ou contre le reste du monde. Qu’il s’agisse d’éviter un test sur les stupéfiants, ou retrouver un dealer de confiance, ils semblent maximiser leur capacité à compliquer leur situation. Ou à rester à jeun. Voir les deux.
Bref, Workaholics ne se définira pas par sa finesse d’esprit ou sur son utilité, mais plus par sa capacité à faire rire. Forcément, nos trois Stooges modernes, aussi idiots qu’incompétents (et fier de l’être), sont partis pour nous faire passer de bons moments, et mettre leur voisinage en ébullition. Démontrant de réelles capacités à casser son postulat de départ, et à s’appuyer sur quelques seconds rôles (voir quelques guests), la série offre une première saison en forme de crash test. Et ça passe, une deuxième verra le jour. De quoi largement vous proposer de rattraper ce petit bijou d’humour!
3 / 5