Hunger Games

Dans un futur proche que l’on espère tout de même assez lointain, les Etats-Unis ont été divisés en douze districts (du plus riche aux plus pauvres) et chaque année, un garçon et une fille de chaque district sont envoyés (après tirage au sort) pour s’entre-tuer dans une arène où le dernier survivant est déclaré vainqueur. Ce sont les Hunger Games, sorte de rituel cérémonial pour mater toute envie de rébellion de la part du peuple.

Comme vous comptez bien, ce sont donc tous les ans 24 jeunes gens que l’on livre en pâture au monde puisque « l’aventure » est retransmise en direct façon télé-réalité, et que la production derrière le show est capable d’ajouter des éléments pour pimenter le jeu.

Alors, pour situer la trame du film, c’est vrai que les comparaisons et références sont allées bon train. Et c’est vrai que Hunger Games est une équation regroupant du Battle Royale, du Truman Show, du Survivor… voilà pour celles que je connais.

Nous avons donc 24 ados qui vont s’entre-tuer et l’héroïne, c’est Katniss (du district 12, le dernier, le plus pourri). Aucun spoiler dans cette affirmation, Katniss (Jennifer Lawrence) est sur toutes les affiches et jaquettes et Katniss est une fille courageuse qui s’est portée volontaire afin de sauver sa petite soeur qui avait été tirée au sort. Avec une telle participante, les Hunger Games vont connaître leur édition la plus « intéressante ». Et il faut bien cela, car avec un scénario somme toute convenu, heureusement qu’il y a des enfants qui sont tués ! (Je réalise l’ambiguité de cette dernière phrase, il convient de préciser le contexte : il y a beaucoup de choses au Cinéma, mais une sorte de tabou sur les enfants qui tuent et se font tuer, il est toujours intéressant de souligner cette particularité du film)

Car oui, cette édition des Hunger Games est conforme à l’idée que l’on s’en fait au début et nous est contée de façon très classique (ce n’est pas la caméra à l’épaule — tout le temps ! — qui y changera quelque chose). Alors ce qu’il faut se rappeler, c’est que nous avons affaire au premier volet d’une saga (littéraire et cinématographique). Cela change un peu la donne : il se pourrait que ce premier opus soit l’arbre cachant une forêt beaucoup plus vaste et riche qu’il n’y paraît. Le territoire s’y prête, il semble que les bases soient bien posées, alors on se laisse le bénéfice du doute et on attend de voir ce que va devenir cet univers.

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