Avant d’être Green Lantern, Ryan Reynolds a connu une vraie performance d’acteur avec Buried. Un huis clos étouffant où il interprète Paul Conroy, entrepreneur américain en Irak qui vient d’être enterré vivant. Pitch canon jouant sur l’une des peurs les plus répandues au monde, Buried ose l’enfermement total (on ne sortira pas une seule seconde du cercueil) et réussit à faire tenir 1h30 grâce à quelques accessoires, au premier rang desquels on trouve un téléphone mobile. Ce dernier a évidemment des problèmes de réseau comme on peut s’en douter, mais il va être le seul lien de Paul avec l’extérieur, aussi bien sa famille, son employeur, les autorités à sa recherche, et les terroristes bien sûr.
Buried est donc un film qui entraîne le spectateur dans SA direction (à la place de Paul, il est évident que tout le monde n’aurait pas réagit de la même manière, appelé les mêmes personnes, etc.) ce qui a le mérite de la prise de risque, et forcément les critiques des déçus qui ne voient pas Paul faire ce qu’il aurait du faire selon eux. Qu’importe, Buried est un de ces films qui crispent, stressent, font grincer des dents. Cela fait partie des fonctions du cinéma, de procurer ce genre d’émotions.
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