Joe

On avait laissé David Gordon Green en errance forestière dans PRINCE AVALANCHE (titre originel bien meilleur que le français), et le réalisateur ne semble pas avoir fini de nous étonner. Loin des comédies (potaches et excellentes) auxquelles il nous a habitué, il revient en force avec JOE, polar en plein  pays ricain où Nicolas Cage excelle. Un voyage en pays redneck avec du caractère, et pas mal d’audace.

JOE, c’est le rôle titre. Un mec au grand coeur, à l’alcool facile et à la vie en miettes. Un mec à histoires qui tente de se faire oublier, mais tombe par hasard sur la vie ; un gamin à aider, et tout bascule. Sauf que Joe, il ne se laisse pas facilement faire… A partir de là, Gordon Green tisse son histoire sans concession. Violent, brut, JOE est une histoire simple à plusieurs têtes, entre un homme (presque) brisé, son environnement et un espoir finalement assez vain. Un pur polar de campagne qui, dans une ambiance poisseuse à souhait, livrera un final à la hauteur des personnages décrits, noir et fataliste.

Du fatalisme en terre aride d’Amérique, voilà un portrait loin de ses précédents films, qu’ils soient comiques ou nostalgiques. David Gordon Green continue donc son petit bonhomme de chemin, tranquillement, développant une filmographie multiple que nous n’aurions pas imaginé voici quelques années. Et en offrant un rôle en dur à Nicolas Cage, dans la lignée de son BAD LIEUTENANT, il démontre que ça aussi, c’est encore réalisable.

3.5 / 5
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