Il y a de jolis films malheureusement coincés dans les recoins du cinéma français. Si JULIETTE a de multiples qualités, et de belles idées, c’est essentiellement au service d’une histoire parisienne et bourgeoise dont on se lasse rapidement.
Elle est jolie, Juliette. Un peu exaspérante, un peu fainéante, mais passons. Les déboires d’une jeune femme vivant dans un appartement payé par papa, et dont les seules vicissitudes au quotidien sont quelques peines de coeur et une pseudo-crise existentielle portée par l’envie d’écrire sans y arriver, l’ensemble porte peu… Pour autant, dans cet ensemble aseptisé, renforcé par le drame d’un père hospitalisé, on s’intéresse à ce cas de jeunisme moderne, entre envie de gloire et absence de réels désirs, ou d’ambitions. Ce qui, pour le coup, nous accroche un peu plus.
Joliment mis en images, JULIETTE est à l’image de son héroïne un film assez agaçant, ne pouvant s’empêcher de reprendre une certaine image bourgeoise du cinéma français, tout en proposant un voyage avec quelques jolies idées.
2.5 / 5