La cinquième saison

Film projeté dans le cadre du Festival des Arcs 2012.

Le bestiaire des films belges (flamands ou non) est particulièrement fourni. La richesse du paysage cinématographique du plat pays se confirme encore avec cette CINQUIEME SAISON, film à la beauté sombre et à l’attention portée sur les moindres détails, qui domine visuellement et dans les idées nombre de ses congénères. La première pépite de 2013.

Dans un village, en pleine campagne, on célèbre l’hiver en allumant un grand feu de joie. Mais cette fois ci, rien ne se passe. Et de ce mauvais signe annonciateur, l’année suivante plonge les villageois dans un obscurantisme total. Fin des récoltes, animaux apathiques, tensions communautaires… LA CINQUIEME SAISON est une mise en abîme de nombreuses thématiques sociales et politiques, de réflexions philosophiques ou d’histoires romantiques. A la volonté de dresser le tableau d’une sorte de fin du monde sociétale, bercée entre une nature qui dépérit et des humains qui s’individualisent, le duo de réalisateurs pousse leur manière de filmer dans le moindre détail. Dès lors, difficile d’échapper à la puissance de la photographique, et cette volonté d’arriver jusqu’au bord d’un gouffre.

Le poids des images face à la lente décomposition de son sujet, LA CINQUIEME SAISON parvient à mener les deux de front sans s’égarer. A la force d’un casting en devenir, et de quelques images chocs, voilà une belle preuve de la vivacité du cinéma belge et européen.

4 / 5
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