Lieux : Portugal, Suisse, Angleterre
Antagoniste : Ernst Stravo Blofeld
Un OVNI dans la galaxie James Bond : quand Sean Connery renonce à endosser le costume de 007 après On ne vit que deux fois, c’est l’acteur australien George Lazenby qui reprend le flambeau. Et pour une unique prestation : lui aussi refusera de poursuivre l’aventure et tout cela est raconté dans un excellent documentaire.
Mais que vaut réellement Au service secret de Sa Majesté, presque soixante ans plus tard ? « Pas si pire » en réalité. Lazenby tient son rôle correctement, ayant la chance d’être épaulé par une remarquable Diana Rigg alors que Telly Savalas a plus de mal à inquiéter en Ernst Stravo Blofeld en succédant à Donald Pleasence, ses yeux exorbités et sa balafre (qui a disparue).
C’est bien après Blofeld que Bond court. Notre agent 007 est sur une piste grâce au père de Teresa « Tracy » di Vicenzo (interprétée par Diana Rigg) et cette piste va le conduire en Suisse, où Blofeld dirige une clinique privée très particulière. Ses patientes, douze femmes, sont soignées pour des allergies, mais en réalité elles sont hypnotisées pour répandre une maladie mortelle à leur sortie. James Bond se fait inviter en se faisant passer pour un généalogiste (Sir Hilary Bray) car Blofeld convoite le titre de “comte de Bleuchamp” et a besoin d’être authentifié. C’est la partie un peu faible du scénario, convenons-en.
Tout comme Opération Tonnerre voyait son intrigue fortement ralentie par les scènes d’action sous-marines, ici c’est la neige (ou la glace) qui cassent le rythme et font traîner le film en longueur malgré un montage des plus dynamiques (disons plutôt : des plus saccadés).
Mais Au service secret de Sa Majesté restera aussi dans les mémoires comme le film dans lequel James Bond se marie, de façon très éphémère, et choquante dans son dénouement. Ce n’est pas rien. Et George Lazenby n’aura jamais à rougir de sa prestation.

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