Lieu : Japon
Antagonistes : Mr. Osato, Ernst Stravo Blofeld
James Bond est mort ! Mais non voyons… dès le début le film nous montre les funérailles de 007 afin de lui permettre d’avoir plus de liberté pour remonter la piste du SPECTRE. Et il va en avoir besoin : un vaisseau spatial américain est capturé en plein orbite par un engin inconnu. Les USA soupçonnent les Russes, qui nient, la tension monte… puis c’est au tour d’un vaisseau russe d’être enlevé. Mais qui veut donc que la guerre éclate ? SPECTRE bien sûr… qui opère depuis une base secrète au Japon.
Et voilà notre James Bond en infiltration sur le territoire nippon. On frôle quelques faux-pas d’appropriation culturelle notamment quand 007 doit se « japoniser », mais On ne vit que deux fois résiste encore à l’épreuve du temps et de la relecture sociétale. Bond est aidé sur place par les services secrets locaux (dirigés par le « Tigre » Tanaka) composés de nombreux ninjas. Dans sa base secrète, Ernst Stavro Blofeld (que l’on découvre pour la première fois avec l’interprétation marquant de Donald Pleasence) aussi est bien entouré et équipé, notamment d’un bassin rempli de piranhas affamés bien pratique pour éliminer les mauvais éléments. Tout ce beau monde réuni donnera lieu à un affrontement des plus intenses. On mentionnera également un gadget mémorable : la « petite Nellie », un autogire en kit arrivé dans différentes valises et que Bond pilotera lors d’une bataille aérienne épique (pour l’époque). Le film donne aussi l’occasion de découvrir quelques coutumes locales (du massage au mariage, en passant par les boissons) ou d’apprécier notre agent secret en passager de véhicule (il ne conduit aucune voiture dans cette aventure, notamment parce qu’il est trop grand pour les standards régionaux).

On ne vit que deux fois est plaisant, dépaysant, sans toutefois être le plus marquant des James Bond de Sean Connery, comme si la lassitude se faisait sentir. L’acteur avait d’ailleurs prévenu avant même le début du tournage, que ce serait son dernier rôle en tant que 007. L’Histoire lui donnera tort. Mais en attendant, effectivement la suite sera sans lui.
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