La Grande Bellezza

Cannes 2013 – Compétition Officielle

Paolo Sorrentino présente son cinquième film à Cannes et collabore pour la quatrième fois avec Toni Servillo.

C’est l’anniversaire de Jep Gambardella, il fête ses 65 ans avec une fête extraordinaire. A cet âge, il s’interroge sur sa vie, ce qu’il accomplit, ce qu’il peut encore supporter, ses amis… C’est le premier bilan d’un mondain romain qui fut aussi l’auteur d’un immense roman, mais un seul.

Le film commence sur une citation du Voyage au bout de la nuit de Céline « Cela revient à dire : il y a la réalité, mais tout est inventé aussi. L’invention est nécessaire au cinéma, justement pour atteindre la vérité ». La scène d’ouverture du film ne nous raconte pas grand chose de l’intrigue que nous allons suivre mais nous présente Rome, entre mysticisme, touristes et lumière. La caméra nous ballade dans de grands mouvements et commence à décrire l’ampleur de la ville, la vacuité et la vanité des personnages que nous allons rencontrer.

La réalisation du film est sublime. Sorrentino nous montre le faste, le grandiose, le vulgaire et beaucoup de sensibilité. Il nous plonge dans des fêtes d’anthologie où l’on découvre enfin Jep, au milieu d’une foule dansante. On le suit qui remplit soudainement sa vie, entre les femmes et la religion.

Décadence, ennui, mélancolie et mal-être sont au cœur de ce film à la mise en scène envoûtante qui nous fait danser dans les pas d’un sexagénaire en réflexion.

3.5 / 5
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