Pop Redemption

Les beaux jours arrivent et on avait bien besoin d’un petit roadtrip. C’est ce qu’entreprennent les quatre potes de POP REDEMPTION, métaleux jusqu’au bout des cheveux en partance pour le dernier concert de leur jeune groupe au Hellfest, la Mecque des hardeurs en tous genres. Mais si le but est connu, la route l’est moins, et c’est bien qui est intéressant.

POP REDEMPTION commence comme un vrai buddy movie à quatre, où nos quatre musiciens du dimanche, dès le départ dans la mauvaise case, passent de mal en pire. Accident loufoque, imbriglio en tous genres et les voilà précipités au fin fond d’une campagne inconnue où ils devront affronter la fête de la fraise, une police inutile, des coupes de cheveux improbables et.. un concert des Beatles. Ou presque. Avec l’amour du rock chevillé au corps, le film passe rapidement du hard à la pop, ce qui fait du bien aux oreilles (aussi), mais conserve quelques surprises dans un final grandiose et prenant au coeur du Hellfest. Comme quoi, la découverte de certains courants musicaux peut se faire au cinéma !

Si le film reste assez timide côté vrai humour (même l’apparition d’un Alexandre Astier, co-scénariste, ne marque pas pour une fois), c’est du côté d’une introspection de la trentaine actuelle qu’il faudra chercher. Ce passage à l’âge adulte pour quatre amis avec péripéties campagnardes se révèle assez touchant, se reposant sur un quatuor qui se complète à merveille. On peut être hardeur et se révéler un grand tendre : POP REDEMPTION n’est pas forcément le film que l’on attendait, mais se révèle sympathique par bien des aspects.

3 / 5
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