Film projeté dans le cadre du Festival des Arcs 2012.
Tiré d’une histoire réelle, THE DEEP (en anglais – titre islandais pour l’Islande) est un film d’homme, un film de survie analysé de façon analytique, fait par fait. En ressort un trop plein d’informations, mais une histoire extraordinaire à hauteur humaine, dont seule la première partie méritait un réel traitement cinématographique.
Plongeant au cœur d’un chalutier islandais, nous voilà coude à coude au quotidien des pêcheurs de cette grande île. Nos héros subissent le drame ultime : leur bateau chavire, et seul un homme survit miraculeusement dans les mers froides du Nord. Une histoire vraie qui laisse un peu d’espoir sur les capacités de l’homme à affronter la nature et les éléments. THE DEEP est d’un premier degré glaçant, mais s’emploie à dresser un tableau aux couleurs très sombres dans une grosse première partie consacrée au naufrage et à la survie d’un homme seul face aux flots déchaînés. Sans s’apitoyer inutilement, le film démontre amplement le désespoir de sa situation, tout en faisant avancer le récit (qui parvient, le temps de quelques scènes très spectaculaires, à nous emmener là bas).
En réalité c’est dans son second temps que le film perd de sa puissance. Cherchant à coller à la réalité, nous voilà suivant le miraculé dans sa vie post-traumatique, une suite de scènes scientifiques assez banales qui ne montrent pas grand chose. Certes, appuyé par une série de flashbacks montrant la force et la témérité du peuple islandais (calquant la survie du pêcheur à celle des islandais face aux volcans), l’histoire tente quelque chose. On aurait aimé moins d’analyse et moins de développement ; la première partie seule suffit à nous marquer.
3 / 5