Solidays 2014, round 2 : Franz Ferdinand, Stuck in the Sound, Gesaffelstein, …

Pas de répit pour la deuxième journée de Solidays 2014 : la pluie était là. Pas de grosse déferlante non plus, qui aurait obligé comme Garorock à annuler une journée (courage les amis), mais une pluie fine et continue qui après quelques minutes vous transforme en festivalier liquide. Heureusement, il y avait de quoi se réchauffer côté scène.

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DELUXE

Il fallait donc s’acclimater aux conditions ambiantes, et on commençait plein pot avec Deluxe, le combo haut en couleur mixant hip hop de manière jazzy. Dans la lignée des Chinese Man, les voilà lançant les festivités (pour ceux arrivés un brin en retard comme nous) et motivant les foules. Des mélanges agréables qui vous font oublier le ciel, jusqu’à la fin. Sitôt fini, une seule idée : s’abriter.

WE WERE EVERGREEN

On retrouvait donc les sympathiques parisiens exilés en Grande Bretagne (pour la forme), sous un chapiteau. Le saint Graal, histoire de sécher quelques minutes devant les nouvelles compositions du groupe. Et ça n’était pas vraiment ça, du moins au départ. Des premiers titres manquants de mordant, qui fonctionnent sans convaincre. C’est vraiment à moitié de set que We Were Evergreen lâchait les chevaux, retrouvant la fougue et un peu de folie telle qu’on se les rappelait.

STUCK IN THE SOUND

Un groupe qui ne change pas, que ce soit à 4h du matin aux Transmusicales ou ici en début de soirée, c’est bien Stuck in the Sound. Rock agressif ponctué d’onomatopée (option capuche, toujours), les parisiens sont à l’aise (et un peu chez eux). L’occasion de sauter partout et de se laisser guider par ce joyeux bordel… accentué par l’arrivée de Jérôme Niel (les Tutos sur Canal+), trublion bien dans l’esprit qui relançait le titre phare de la formation : Toy Boy.

THE PAROV STELAR BAND

Découverte totale pour ce groupe autrichien dans la lignée des mélanges hip hop jazz, plutôt type Caravane Palace. Largement de quoi faire danser le public devant la scène principale, qui s’aventurait sous les gouttes pour les écouter. Une bonne humeur et une énergie communicative au son des cuivres pour faire taire la pluie… et ça semblait fonctionner !

GESAFFELSTEIN

On l’avait croisé en concert privé, et force est de le reconnaître : « Gesa » a besoin d’espace. De beaucoup d’espace. Sur la scène Bagatelle, il sonnait le rassemblement pour voir la nuit tombée, éclairant de ses lumières un public conquis. Electro forte mais minimaliste, Gesaffelstein donne de l’ampleur au son, pour le plus grand plaisir de ceux préparant le reste des rendez-vous électro. Et puis pour les autres aussi.

FRANZ FERDINAND

On les retrouvait pour la 6.. 7.. 8e fois ? Et dans le cadre de leur tournée actuelle, les écossais savent offrir la dose rock attendue, et sur une durée réduite. Pari réussi, tout tourne à la perfection pour un public reprenant en choeur les refrains des titres les plus connus. Plus besoin de faire les présentations, les Franz savent y faire et on passera le milieu de nuit en leur compagnie. Avant de nouvelles aventures demain ?