Boardwalk Empire – saison 3

Certaines bonnes séries jouissent d’une régularité plaisante qui fait qu’à chaque saison on se sent pleinement satisfait. Certaines très bonnes séries ont ce petit quelque chose en plus qui fait qu’à chaque saison on gagne en intensité avec ses personnages. Boardwalk Empire est de cette trempe, avec une saison 3 où l’on se sent à la fois confortablement installé et admirablement malmené.

Ainsi s’opère le changement dans la continuité. Le fantôme d’un Jimmy Darmody continue de hanter son clan (sa mère Gillian, et le charismatique vétéran Richard Harrow) tandis que Nucky Thompson est attaqué de tous les côtés, entre sa femme qui le trompe avec son employé Owen, et surtout Gyp Rosetti, gangster italien qui va être le redoutable adversaire de cette saison 3, avec un côté brutal et dérangé des plus plaisants..

Gyp Rosetti, quand il n'est pas fou.

Gyp Rosetti, quand il n’est pas fou.

D’autres personnages attendent toujours une réhabilitation. C’est le cas par exemple de Nelson Van Halden, l’ancien agent de la prohibition, qui continue son exil sous une fausse identité et va même goûter aux joies de la contrebande d’alcool, tout un paradoxe. Al Capone attend toujours son heure également. Le petit lieutenant hargneux du vieillissant Johnny Torrio est une nouvelle fois plein d’initiatives et pourra se révéler être un allié précieux pour qui saura s’en rendre compte à temps.

Jusqu’au bout, Boardwalk Empire bénéficie d’une qualité de traitement exceptionnelle. Qu’il s’agisse de ses décors (les effets spéciaux « invisibles » sont parfaits), des costumes ou surtout du nombre incroyable de personnages emblématiques, le petit bijou de HBO ne démérite pas. On s’attend en outre à une intensification de la guerre des gangs(ters) de la côte est dans la saison 4.

4.5 / 5