Eastbound & Down – Saison 1

Petit rattrapage estival, la première saison d’Eastbound & Down a été diffusée voici un an et demi, et de manière discrète mais certaine s’est constitué un cercle de fans hardcores, conduisant à son renouvellement pour une seconde saison imminente.

Il faut dire que les six épisodes des aventures de Kenny Powers se suffisaient à elle-même, n’offrant pas certainement de suite évidente. Kenny Powers, c’est une légende. Plutôt une ex-légende du baseball, un homme habitué au top du top qui s’est retiré loin de la gloire suite à différends scandales, et se voit obligé de revenir dans sa petite ville natale pour se ranger. Et le choc des cultures est brutal. Car Kenny n’est pas un homme ordinaire, c’est un macho grossier et direct, fier et maladroit. Un mâle dans toute sa splendeur, à l’américaine, qui dès son apparition créé un personnage culte. Notre héros va s’efforcer de rentrer dans la vie normale, devenant professeur (sans trop y arriver), rêvant de gloire ancienne, et de son amour de jeunesse, une charmante brune aujourd’hui très en.. formes.

Le show est diffusé par HBO mais fait partie intégrante de la bande à Will Ferrel. On retrouve indéniablement sa patte (il a même un rôle récurrent) dans l’écriture de cette série qui se permet de nombreuses décadences assez sympathiques, drôles et décalées. Kenny Powers est un rustre sans trop de savoir vivre, et pourtant ils arrivent à en dégager une sensibilité humaine assez frappante. Son désarroi, son manque de reconnaissance l’incite à multiplier les efforts pour revenir au rang de star qu’il avait, qu’il doit avoir. La fin de saison est d’ailleurs très frappante puisqu’il part sans se retourner, laissant finalement la vie quotidienne aux autres. Ayant raté son insertion, limite détruit ce maigre cocon qui l’accueillait (les quelques fans restants, quelques amis ou maitresses..), il prend la route vers une destination inconnue. On n’aurait pas franchement imaginé une suite, et pourtant nous l’aurons. On surveille donc pour Septembre le retour de ce personnage qui arrive à mettre les deux pieds là où il ne faut jamais les mettre, mais conservant le peu de fierté qu’il a.. pour lui-même. Go, Kenny Powers, go!

3.5 / 5
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