Le retour de la série phénomène MISFITS se fait à l’anglaise. La télévision britannique ne s’embarrasse pas de casting à rallonge, et les acteurs quittent souvent une série pour aller vers de nouveaux projets. Plus ou moins bien négociés, leur départ se fait donc souvent face caméra… ou non. Pour MISFITS, tout se fait avec un peu de temps, mais cette quatrième année entérine le fait que le casting initial n’existe plus. Question, les remplaçants sont ils à la hauteur?
MISFITS suit le quotidien de quelques jeunes condamnés à des travaux d’intérêts généraux dans la banlieue londonienne. Lorsqu’une tempête étrange frappe le quartier, ils héritent tous de pouvoirs assez fantastiques, et se rendent compte qu’ils ne sont pas les seuls. S’ensuit alors différentes histoires plutôt courtes et énergiques où il s’agit pour eux de survivre dans ce nouvel environnement, avec toutes les possibilités que cela laisse imaginer… MISFITS a su prouver sa capacité à se renouveller, étonner, surprendre au fil des saisons, n’hésitant pas à sacrifier ou heurter ses personnages, tout en jonglant avec les limites de son budget. Peu de décors, des effets bien négociés et une grosse touche british’ (dans les accents, la musique,…). Une vraie série fantastique qui parvient à tenir la route sans avoir honte de sa case télévisuelle.
Et si la quatrième saison doit faire avec le départ du casting principal (un seul acteur reste en début de saison, mais tire sa révérence en milieu d’année), MISFITS est en pleine phase de transition. Et c’est peut être pour cela qu’il s’agit de la saison la plus faible de toutes, malgré tout. Pas de déshonneur à cela, il reste quand même un bon fond d’histoires barrées, de bande originale musclée et un certain esprit inchangé. Mais MISFITS sans les personnages que l’on connaît, cela devient fondamentalement moins percutant. Surtout que le nouveau casting recopie les gimmicks du premier, dans une veine tentative de renouveller sans changer.
Petit bémol donc sur un nouveau départ qui sent un peu le réchauffé, et si ce bon vieux Rudy (lui-même une copie du Nathan des premières heures) est fidèle à lui-même, MISFITS est en pleine reconversion. Reste à voir ce que cela donnera en cinquième année ; il sera temps de se lâcher un peu plus, et de retrouver un vrai sens à tout ça.
2.5 / 5