Mais oui, rappelez-vous. La BO du film Drive. Il y avait Nightcall de Kavinsky bien sûr, mais aussi A Real Hero de College & Electric Youth. « Et bien maintenant, découvrez enfin l’album tant attendu ! ». C’est vrai qu’on pouvait attendre : trois ans se sont écoulés entre le single et l’album, sur lequel il figure en dernière position (ok, avant-dernière, il y a une Outro). On peut le dire : c’est donc sans réelle impatience que l’on attendait Innerworld, même avec ce bon souvenir en tête.
On ne peut pas dire qu’on en attendait plus, mais on en attendait autre chose. Autre chose que 12 pistes calées sur A Real Hero. Même voix ok, mais aussi même phrasé, même construction, mêmes sonorités. 11 déclinaisons plus ou moins proches du »fameux » single de 2011. L’effet fonctionne sur les premières pistes (Before Life, Runaway, WeAreTheYouth…) parce que le renouement avec le style Electric Youth opère. Il est cependant bien vite atténué puis effacé, à mesure que les pistes s’enchaînent, toujours sur ce même style. Comme si, en trois ans, le groupe n’avait pas pris le temps d’explorer autre chose. C’est un peu gênant.
2 / 5