Vous connaissez le proverbe : « Un bon Kid Wave pour se donner la patate. » Non ? C’est normal, je viens de l’inventer pour démarrer cette chronique sur les chapeaux de roue, à l’instar de Wonderlust, le morceau qui ouvre Wonderlust, l’album.
Car Kid Wave c’est quoi finalement, à part un subtil mélange de lo-fi-garage-rock ? C’est un quatuor londonien, voilà qui la rend la chose intéressante puisque la musique produite par Wonderlust a de très forts accents californiens. Et ce qui lie l’ensemble, c’est évidemment la voix de Lea Emmery, chanteuse-guitariste du groupe ; un timbre assez lancinant voire sensuel, qui oscille sans difficulté entre graves et aigus, pour guider l’auditeur tout au long des 11 titres du disque.
Bien réparties le long de l’album, les meilleures pistes sont assez égales et nous installent dans une écoute confortable. Gloom, Honey, Walk On Fire, Freeride… nous amènent tranquillement vers une bonne impression globale. Sans doute le bémol viendra-t-il de la toute fin, avec des sonorités un peu trop redondantes. Qu’importe, voici un jeune groupe qui a trouvé sa recette pour assurer un lancement réussi.
3.5 / 5