On va finir par se poser des questions sur l’avenir du groupe Real Estate tant ses membres prennent leur propre chemin. Après Matt Mondanile évoluant plutôt bien sous son projet Ducktails, voici que Martin Courtney se lance à son tour en solo, sous le nom de… Martin Courtney.
Mêmes rythmes, mêmes notes, mêmes réverbérations… le problème de Many Moons est, comme on pouvait s’en douter, une proximité évidente avec Real Estate. Ce qui n’est pas forcément pour déplaire — il y a pire comme référence — mais n’apporte rien. Vraiment, rien.
Il y a certes comme toujours des morceaux qui interpellent, séduisent, confortent. Northern Highway, Awake… la voix de Courtney posée sur des guitares ensoleillées, pour un premier album solo introspectif écrit sur la route de la tournée d’Atlas, le troisième album de Real Estate (évidemment).
Mais on ne sait pas trop où tout cela nous conduit ; à force d’avoir des projets musicaux d’une telle similarité, c’est l’auditeur qui finit par se mélanger les pinceaux. Il manque à Many Moons une vraie direction artistique, et cette lacune s’étend désormais à l’ensemble des membres de Real Estate.
3 / 5