Film espagnol en noir et blanc bercé d’une bande originale de circonstance (donc hispanique), BLANCANIEVES joue la carte du film muet épique, sorte de revisitation moderne d’un conte de fée : Blanche-Neige.
Plongeant dans l’univers de la tauromachie dans les années 1920, BLANCANIEVES raconte donc la chute d’un célèbre toréador, et surtout la difficile lutte de sa fille contre une belle-mère décidée à s’emparer de la richesse familiale. Au terme de péripéties divers, voilà notre Carmen devenant elle-même amnésique, toréador et accompagnée de 6 nains. L’histoire de la pomme et tous les détails se retrouveront à un moment donné… Pas forcément toujours fidèle au conte d’origine, BLANCANIEVES en reprend les grandes trames pour mieux dérouler son récit, aventure muette bercée de musique et d’une héroïne envoûtante. Supprimant la moitié des interactions entre le film et le spectateur (les dialogues…), le film ne souffre pas d’handicap, s’ouvrant même beaucoup de libertés en terme de mise en scène.
Moderne et magnifique, BLANCANIEVES arrive parfaitement à jouer des limites qui lui ont été fixés, et s’en débrouille parfaitement. Reste un film à la beauté picturale hallucinante, et une histoire en vraie forme de conte de fées (avec l’angle étrange de l’univers des toréadors) qui saura vous emmener très loin.
4 / 5