Un peu de nostalgie : en 2001 je posais le pied pour la première fois dans un évènement cinéma, et je me confrontais aux stars, aux projections, aux conférences de presse et aux petits avantages extérieurs. C’était la bonne époque où le festival du cinéma américain de Deauville connaissait une époque bénie, et où on se goinfrait joyeusement de grands et petits films. Meilleur souvenir ? Découvrir Gerry de Gus Van Sant après dix jours de festival, complètement fatigué, dans la salle du CID… Et puis les têtes croisés, les autographes chassés (oui, j’étais jeune), les films découverts. Pendant 5 années, j’y suis retourné, avec un site déjà tout HTML pour partager ma passion.
12 ans après, j’ai creusé le sujet, j’ai appris le cinéma de l’intérieur (au regard de ma petite expérience), et j’ai un bagage cinéphile plus fourni. Et pas de rendez-vous manqué en 2013, l’appel des planches normandes n’est pas raté. Un joyeux plaisir de revenir vers Deauville, le CID, et un dernier weekend de festival propice au rattrapage de rigueur pour la compétition et quelques films en avant-première. Largement de quoi se dire qu’au calme de la Normandie, il fait bon redécouvrir un cinéma américain toutjours vivant, énergique et multiple. Un cinéma un peu sombre, torturé et qui filtre l’espoir, mais de belles idées malgré tout.
Retrouvez tous les films vus par ICI.
Il est aussi appréciable de voir le festival faire l’effort d’ouvrir ses horizons depuis quelques temps déjà, avec des sélections spéciales documentaires, ou des rencontres dédiées à la télévision. Assister à une masterclass avec des showrunners américains est effectivement chose rare ! Et celle de Vince Gilligan était une vraie chance, à quelques jours de la fin de Breaking Bad.
Et sans approfondir le sujet, c’était aussi l’occasion de pouvoir passer saluer le festival Off Courts de Trouville quelques mètres plus loin. Un festival off donc, mais un réel rendez-vous désormais pour les amoureux de bonne humeur, de courts métrages et de rencontres franco-québécoises. Un contre emploi parfait pour aller y saluer quelques têtes, profiter d’évènements annexes (concerts…) et un peu de détente.
Retour sur Paris ensuite avec une idée fixe : l’an prochain on reprend les bonnes vieilles habitudes. Deauville sera le souffle de la rentrée, et la dose ciné avant la reprise.
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