Goldfinger (1964)

Lieux : Mexique, Floride, Suisse, Kentucky

Antagonistes : Auric Goldfinger

Pour beaucoup d’amateurs, Goldfinger est considéré comme l’archétype des films James Bond. Il faut dire qu’il réunit quasiment la totalité des ingrédients marqueurs de la saga. De l’action, des voyages, des gadgets jusque dans l’emblématique Aston Martin DB5, des courses poursuites évidemment, une James Bond girl marquante (Pussy Galore interprétée par Honor Blackman), un thème musical somptueusement servi par Shirley Bassey, de l’or (en lingots, en peinture, et même de l’or nazi !), un projet de braquage titanesque… alors effectivement nous avons un antagoniste assez mou (Auric Goldfinger) d’autant qu’il donne son nom au titre du film. Mais il est sauvé par un acolyte des plus mémorables : Oddjob, domestique quasi-muet à la force considérable et surtout au chapeau melon renforcé de lames tranchantes, qu’il lance comme un freesbee décapitant ses victimes. Quelle personnalité pour un second couteau !

L’intrigue, quant à elle, est des plus originales : Goldfinger, déjà milliardaire en or, souhaite pénétrer la réserve fédérale américaine de Fort Knox. Pour voler tout l’or des États-Unis ? Non ! Pour l’irradier radioactivement afin de le rendre inutilisable pendant 58 ans, faisant mécaniquement augmenter la valeur sa fortune personnelle (d’or non-irradié). Autre gagnant de cette opération baptisée « Grand Chelem » : la Chine, en raison de la crise économique qui surviendrait en occident, et auprès de laquelle Goldfinger achète l’arme radioactive qui va irradier l’or.

Bien évidemment notre 007 viendra se mêler de ce plan presque parfait, aidé par son ami de la CIA (Felix Leiter, que l’on retrouve depuis Dr. NO mais sous les traits d’un autre acteur) et de plusieurs « James Bond girls » tombées sous son charme… Du grand classique. Vous avez dit « archétype » ?