Opération Tonnerre (1965)

Lieux : France, Bahamas, Miami

Antagonistes : Émilio Largo

Le SPECTRE a encore frappé, en dérobant deux ogives nucléaires durant un exercice de l’OTAN. Pour les récupérer, une rançon de 100 millions de livres en diamants est exigée par l’organisation criminelle. Le gouvernement britannique est au pied du mur et semble résigner à payer. À moins qu’un certain agent secret ne réussisse à retrouver les ogives avant la date limite… Saurez-vous deviner de quel agent il s’agit ?

À sa sortie, Opération Tonnerre cartonne et fait mieux que tous ses prédécesseurs. Point fort : le film divertit avec un scénario très aquatique et maritime, donnant aussi de nombreuses occasions d’admirer la plastique des personnages. Mais c’est également son point faible : les scènes d’action sous l’eau sont souvent longues et lentes. Et pas toujours bien filmées.

Sean Connery est désormais très à l’aise dans son rôle de 007, et le scénario lui donne moult « James Bond girls » pour user de son charme… parfois de façon inappropriée. Sur cet aspect le film a mal vieilli, comme sur d’autres d’ailleurs (montage, effets spéciaux etc.). L’histoire prend également quelques chemins détournés (comme ce passage en clinique de remise en forme) avant d’arriver au cœur de l’intrigue, de quoi se demander s’il y avait vraiment besoin de dépasser les deux heures de film.

Et que dire de l’antagoniste Émilio Largo, n°2 du SPECTRE (quand même !) qui arbore certes un bandeau sur l’œil mémorable (dont on ne connaitra pas l’histoire) et qui ne saisit aucune des nombreuses occasions qui se présentent à lui pour se débarrasser de 007, alors qu’il exprime régulièrement sa volonté de neutraliser notre agent préféré.

Alors oui, Opération Tonnerre est riche en trouvailles, et fortement dépaysant (même s’il comporte quelques scènes en France). Mais le temps l’a moins épargné que les autres James Bond. Sans doute a-t-il rouillé un peu plus à cause de toute cette eau…