La magie n’opère plus avec moi. Harry Potter manque cruellement de renouvellement, on nous ressert les mêmes recettes, les mêmes lumières, les mêmes idées. Sur fond de tournoi, il faut en arriver au fait que Voldemort revient, point. Qu’en est-il sinon de la mythologie Harry Potter ? Pas grand’chose. Je plains même les lecteurs qui ont du parcourir les centaines de pages pour en arriver là. Je soupçonnerais même d’y trouver de plus en plus de lectrices…
Car l’autre défaut de ce quatrième volet est également son côté « féminin ». Les amourettes qui s’ébauchent dans une simili-trame de bal, très peu pour moi. Le plus étonnant étant que là où le film réussit plutôt bien son jeu, c’est dans le registre comique : il y a de la comédie dans le scenario, cela fait sourire, parfois rire, et c’est surprenant voire même décevant car je ne vais pas voir une comédie sentimentale mais un film de science-fiction avec de la magie, et la croissance d’un enfant qui se veut être l’enjeu d’une lutte (séculaire) entre le Bien et le Mal (ou plutôt la « Facilité »).
Au niveau des détails, je rajouterai qu’Hermione est très mal interprétée (Emma Watson joue plutôt mal dans ce volet). La réalisation de Mike Newell est en revanche bien meilleure que celle de Chris Colombus. Inutile de souligner la prestation musicale de Jarvis Cocker & Co (les deux membres de Radiohead), pour les quelques dixièmes de seconde où on les remarque.
Enfin, Harry aurait-il perdu la mémoire ? Dès le premier film on le voyait « attirer » son balai de la main avec facilité, chose qu’il ne semble plus savoir faire lorsqu’il est en danger avec un dragon, mais que curieusement il réussit à reproduire avec la coupe de feu pour échapper à Voldemort. Allez comprendre.
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