Jamie Marks is dead

On retiendra JAMIE MARKS IS DEAD pour les mauvaises raisons. Celles qui nous rappelleront une histoire de clone étrange, loin de l’idée du film qui est assez rapidement oublié en réalité.

Quand le cinéma indépendant veut faire jouer une atmosphère… Sur le même principe de « mon meilleur ami est un fantôme », JAMIE MARKS… impose donc, au lendemain du décès suspect d’un lycéen, une étrange histoire entre un élève de sa classe et le fantôme du défunt. Sauf que ce dernier, non content d’être moitié nu (peu embarrassant pour un fantôme, sans doute), ressemble à s’y méprendre à… Harry Potter. Si vous ajoutez à cela que le héros est roux, et qu’il y a une forte présence féminine auprès d’eux, on serait presque dans un thriller froid et surnaturel à Poudlard.

Et pourtant, rien de plus ne laisse supposer que Carter Smith souhaiterait revisiter le conte Potter. Au contraire, il s’engouffre dans des thèmes largement exploités, sans rien en tirer de mieux. Certes, l’esthétique froide et cruelle, associée à cet étrange duo (dont on ne sait trop où il va), donne un air macabre et stylisé à l’ensemble, mais sans offrir mieux et en nous faisant attendre. JAMIE MARKS…, on s’en rappellera donc pour Harry, en se demandant comment sortir de la torpeur du récit.

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