Art Brut – Bang Bang Rock & Roll

La pochette est jolie, le contenu l’est moins. Mais l’ensemble nécessite de s’y reprendre à plusieurs fois pour éviter d’avoir un avis trop tranché sur ce qui ne restera pas, malgré tout, comme un album exceptionnel.

A l’écoute du premier titre, l’insipide Formed a band, on espère déjà que la suite sera meilleure. En effet, des paroles criées et répétées, une musicalité quasi-absente, voici un cocktail qui donne immédiatement envie de remettre l’album dans l’enveloppe et d’y marquer « retour à l’expéditeur ». My little brother n’est pas tellement plus réjouissant malgré un riff sympa caché au milieu du morceau, Emily Kane montre au moins des paroles un peu plus variées sans être transcendant. C’est donc la voix principale qui commence à énerver, d’autant que Eddie Argos (le coupable) s’est estampillé « chanteur » et c’est un peu… du vol, tant il se contente de pousser sa voix en la faisant légèrement varier.

Good weekend pourrait à la rigueur sortir du lot, si elle avait été la seule chanson dans son genre ; le problème étant que les pistes suivantes se contentent de reprendre la même recette. Des riffs certes bons, mais uniquement cela.

Voilà ; ce que vous venez de lire était la première critique, qui aurait pu arriver en ligne toute seule. Art Brut mérite néanmoins plusieurs écoutes dans plusieurs humeurs différentes. Si vous êtes énervés ou pressés, l’album se révèle alors « utile ». De même si vous vivez sous influence musicale anglaise, l’album en est un pur produit.

Mais au final, le gros point positif de Bang Bang Rock & Roll, c’est qu’il ne dure que 33 minutes…