Question, par curiosité. Vous vous êtes déjà retrouvé embarqué dans une course poursuite nocturne au sein d’un Los Angeles dépravé des années 80, votre voiture abimée fendant la route des heures durant, ignorant si les lueurs de l’aube éteindraient votre vie ou sonneraient la fin d’un rêve ?
Si oui, vous êtes un bon conducteur, mais vous devriez revoir vos fréquentations. Si non, écoutez :
Avec sa New Retro Wave aux accents d’apocalypse, Carpenter Brut nous transporte dans un monde inédit alors que le début de cette phrase ne l’est pas du tout. Veillez donc à bien vous dégager des débris du 4e mur qui viennent de vous tomber dessus avant de passer à la suite.
Ce qui frappe chez l’artiste, qui se présente sur tous ses réseaux sociaux par un laconique « Not parisian » (ça arrive même aux meilleurs), c’est la diversité de son répertoire.
Sur un même album les pistes se succèdent, s’imbriquent les unes aux autres, mais ne se ressemblent pas. Si les précédentes étaient plutôt nerveuses et abruptes, d’autres évoquent de grands espaces. Tout en continuant de faire parler la poudre. Varier les plaisirs, c’est ça le secret d’une bonne journée de ski.
De manière moins littéraire et sans broder de métaphore alpine autour, Carpenter Brut, lui, définit sa musique tout simplement comme du « electro cyber doom wave tech noir 80’s vintage sataniste ». C’est quand même beaucoup plus clair comme ça.
Et ça laisse une belle trace dans vos bibliothèques.
Vous pouvez retrouver l’artiste sur Bandcamp et Twitter. Et sur plein d’autres endroits différents, dont son canapé parfois.
Farewell.