Dalton – Dalton

« une oeuvre […] pleine d’idées ». Voilà ce que l’on peut lire dans la bio accompagnant le premier album de l’Américain Dalton. Et c’est effectivement ce qui ressort le plus à son écoute. Les pistes s’enchaînent rapidement (certes elles ne sont que 10, sans irrégularité de durée, ce qui aboutit à un total de 37 minutes) mais chacun semble explorer un chemin différent. La voix un peu abîmée de l’artiste servant de fil conducteur, il est libre de servir un mélange de rock-pop-folk qui va amener tantôt le rythme (For The Last), tantôt la mélancolie (Bedford and Grand), tantôt la détente, tantôt un truc qui réveille sans prévenir (Control)… le disque se la joue pochette-surprise et ce n’est pas pour déplaire.

L’intérêt de Dalton est donc là : une agréable diversité, ponctuée de ses moments privilégiés (le joli New Time) et l’impression que Nate Harar (c’est lui, Dalton) peut mener sa barque à lui tout seul. Et même qu’il pourrait la mener loin.

3.5 / 5