Darkel

Jean-Benoît Dunckel et Darkel. Cette simple affirmation n’a en elle-même aucun sens sauf si vous connaissez Jean-Benoît Dunckel comme l’un des membres du groupe AIR, les véritables leaders de la “french-touch” électro. Darkel, c’est donc un pseudo, Darkel , c’est donc un album solo. Et le résultat est honorable, mais Darkel n’était pas si seul derrière son disque, cela s’entend. Point fort de l’album : il démarre en trombe avec Be My Friend qui n’est pas loin de surclasser les autres titres. Point faible donc : la suite du disque doit se débattre pour éviter que l’on revienne à la piste 1.

Pourtant Darkel recèle quelques bonnes surprises. C’est vrai que At The End Of The Sky dont le clip est inclus à cette chronique fait son petit bonhomme de chemin sur les ondes, tandis que le très excité TV Destroy doit s’y prendre à plusieurs reprises pour obtenir l’approbation de l’auditoire. Rien n’y fera en revanche pour Some Men, trop molasson et trop chanté pour passer en musique d’ambiance (rappelons qu’au contraire d’un disque de AIR souvent instrumental dans sa grande majorité, tous les morceaux de Darkel sont chantés… dans leur grande majorité).

Mais il n’y a pas de quoi déprimer très longtemps puisque My Own Sun vient redonner du baume au coeur et constitue l’autre choix de cet album. Puis nouvelle retombée avec Pearl (syndrôme « molasson ») complété avec Earth qui pourtant possède une très bonne musicalité mais complètement plombée par ses paroles niaises. C’est avec Beautiful Woman que l’on retrouve de l’intérêt, mais surtout le final crescendo démarré par How Brave You Are et achevé par Bathroom Spirit, qui pour le coup est un véritable morceau instrumental « aérien ».

Darkel se fait donc un nom, un beau nom d’ailleurs, simple et se référant agréablement à Dunckel. Ce n’est pas du niveau d’un AIR (on pourrait nuancer compte tenu de Talkie Walkie …), c’est autre chose, c’est tranquille, pas toujours réussi mais cela passe sans encombres sur une platine.

3 / 5