Sympatoche. J’utilise ce mot comme un subterfuge pour masquer derrière un écran de fumée mon manque d’inspiration au moment de vous décrire l’album de Death Vessel. Island Intervals est sympatoche. C’est positif (c’est déjà ça) mais il y a cette sensation de profond ennui qui guette le moindre relâchement à l’écoute du disque. Probablement du à un manque de renouvèlement, tant vocal qu’instrumental.
Sur les pistes prises de façon individuelle, rien à redire. C’est calme, joli, mélodique, sentimental, reposant. Le constat se gâte lorsque l’on enchaine les titres, donc l’album en entier. Tout se mélange, les constructions de morceaux s’empilent et se ressemblent, l’identité des titres se brouille.
Avec huit morceaux seulement, Island Intervals sème le trouble sur sa durée de vie. Je serais médecin, je vous prescrirais d’y aller doucement et de piocher un titre de Death Vessel de temps en temps. Mais vous faites bien ce que vous voulez. Après tout, il y a écrit « sympatoche » sur la notice.
3 / 5