Indians – Somewhere Else

Søren Løkke Juul est Indians. Et Somewhere Else est son premier album. Un joli coup d’éclat qui nous sert une pop mélodique (Bird, Magic Kids) aux accents folk (I Am Haunted), mais surtout une ambiance générale aérienne voire spatiale qui transporte loin. Et haut.

Un son souvent épuré, fragile, qui se concentre sur les émotions dégagées et fait fi de toute instrumentation superflue. Allant évidemment à l’essentiel, Somewhere Else prodigue ses morceaux comme autant de facettes qui mettent l’accent sur un aspect (la rythmique sur Reality Sublime, la guitare sur Cakelakers). Le tout porté par sa voix mélodieuse et toujours caressante.

Lorsqu’il monte dans les aigus, Indians côtoie l’univers de Bon Iver (La Femme) alors que le reste de sa production nous rappelle Youth Lagoon. Ultime cadeau, le titre éponyme Somewhere Else nous laisse avec quelque chose de magique dans les oreilles, désincarné, presque épique. Un véritable morceau de clôture comme on les aime. Pour un album à saisir au vol, sans hésiter.

4.5 / 5