Jagwar Ma – Howlin

C’est avec beaucoup d’excitation que l’on plonge dans l’écoute de l’album du duo australien Jagwar Ma. D’abord parce qu’on ne sait pas sur quel genre de musique on va tomber, c’est simplement à force d’avoir vu et revu leur nom que l’on s’est mis à s’y intéresser. Ensuite, parce qu’on n’a rien écouté d’eux avant de lancer Howlin : pas de morceau, pas de clip, rien. Une découverte totale.

Et quelle découverte : il y a tout dans Howlin. Tout pour danser, tout pour se relaxer, tout pour fredonner. De l’électro catchy, imparable. Et si What Love et Uncertainly font leur job en ouverture d’album, c’est lorsque les basses retentissent sur The Throw que l’embarquement se fait. Et le décollage, dans la foulée.

Décidant de ne rien lâcher, Jagwar Ma déroule ses tubes en rafales : le rétro-dansant That Loneliness, la recette psyché-pop Tame Impala sur Come Save Me, le résolument club Four, le vintage-rock Let Her Go… allez, on lui accordera un trio de pistes un peu plus relâchées (Man I Need / Exercise / Did You Have To), mais rien de grave.

A l’image de ses membres globe-trotters Jono Ma et Gabriel Winterfield, Howlin fait voyager à travers les styles musicaux, dans un univers incroyablement riche. Jusqu’à ce Backwards Berlin final, qui délaisse un peu l’électro pour proposer une pop mélancolique du plus bel effet. On en reste ravi, avec la sensation d’avoir quelque chose de spécial dans les mains et les oreilles. L’empreinte des disques qui durent.

4.5 / 5