Il y a des albums qui vous transportent. Et puis il y a The Brink. Le second LP des australiens The Jezabels succède à Prisoners, premier disque qui avait reçu un accueil honorable et pas seulement au pays des kangourous. On avait donc tout à espérer de la suite.
Malheureusement, dans le monde du synth-rock-female-vocalist, n’est pas Metric qui veut. Les compositions de The Brink s’enchaînent de manière similaire, avec des textes poussés de façon assez plaintive par Haley Mary, qui n’a pas le même coffre qu’une Anna Calvi et se rapproche plutôt de Kate Jackson (The Long Blondes, rappelez-vous).
Dans tout cela, difficile de faire le tri, ou de faire des choix. Beat to Beat pourrait sortir du lot, si elle ne prenait pas une forme identique à toutes ses soeurs : chacun des 10 titres de The Brink fait entre 4 et 5 minutes exactement, aucune exception n’est à remarquer. The Jezabels ne s’autorisent aucune fantaisie (« Metric », « fantaisie »… vous saisissez ?) et c’est bien dommage car il y avait sûrement mieux à faire qu’un album lisse, sans risque, qui coule en ne laissant aucune trace.
1 / 5