Lily Allen – It’s not me, It’s you

C’est avec une curiosité non-dissimulée (comprenez : non-honteuse) que l’on se plonge dans le nouvel album de Lily Allen. Et cela pour deux raisons : d’abord il y a de fortes chances que le disque contiennent quelques singles bien tournés qui vont rester en tête un bon moment surtout si les publicitaires en rajoutent une couche, et d’autre part la petite Lily Rose Beatrice a initié en 2006 une vague de fraîcheur sur la pop anglaise qui a depuis été bien suivie, avec par exemple Kate Nash ou Katy Perry.

Mais nous irons cependant vite avec It’s not me, It’s you. Juste le temps de lister les quelques morceaux qui vont probablement faire parler d’eux.

Dans le lot, il n’y a d’ailleurs pas forcément le premier single, The Fear. Bien qu’agréable, il ne vaut pas celui qui le suit directement, Not Fair, avec sa boîte à rythme pleine de sonorités décalées dont certaines que l’on n’avait pas entendues depuis Röyksopp.

Mais le meilleur à mon sens, c’est le titre d’ouverture, qui remplit d’ailleurs fort son office de démarrage retentissant : Everyone’s At It est un pur morceau pop qui aurait très bien servir de single pour marquer le retour de Lily Allen, certes déjà annoncé en 2008 par sa collaboration avec Kaiser Chiefs sur le titre Always Happens Like That.

Enfin, dernier titre qui risque fort de susciter quelques commentaires, Fuck You (non, ce n’est pas une reprise du groupe Archive) habilement dissimulé dans une mélodie et une voix très enjouées pour donner un joli refrain qui chantonne « Fuck you, fuck you, fuck you very very much…« . On a cependant du mal à imaginer un single ou un clip compte tenu des ravages que ferait une version censurée.

Voilà pour ce rapide tour d’It’s not me, It’s you, le deuxième album de Lily Allen. Frais et prêt pour les ondes.

3 / 5