SoulwaxMas @ Grande Halle de la Villette 2012

Voici presque 15 ans que j’écoute les frères Dewaele en groupe rock-électro Soulwax et en 2ManyDJ’s, leur formation DJ célèbre pour ses mash-up. J’assiste enfin à la grande soirée électro orchestrée par la fratrie belge, devenue un rendez-vous annuel et incontournable depuis 2007.

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Certains guests annoncés sont des pointures : Erol Alkan, un DJ anglais également producteur de Franz Ferdinand ou des Klaxons et Xavier de Rosnay, la moitié du duo français électro Justice. Les autres, je ne les connais pas et ne les verrai malheureusement pas ce soir-là.

L’arrivée dans les lieux se fait à longueur de queue, malgré l’heure tardive : le concert annonçait un début à 23h et j’arrive à 1h. La sécurité est impressionnante et présage d’une soirée cool mais safe.

Soulwax commence son set à 2h et je suis au milieu d’une fosse dansante et exhaltée. Il mixent pendant près d’une heure entre autres leurs meilleurs morceaux de Any Minute Now. Le show est surtout musical et autour de moi tout le monde danse et chante les refrains célèbres de leurs chansons dont NY Excuse. L’ambiance est détendue et très festive.

Ensuite c’est au tour de Erol Alkan et Xavier de Rosnay, sous le nom de Back 2 Back, de mixer. Un bon moment également entre titres très électro et classiques des années 80.

Mais le clou du spectacle débarque vers 4h avec le vrai show visuel des 2 Many DJ’s. Depuis quelques années, en plus de combiner des chansons entre elles (les fameux mash-up), ils leur associent des créations visuelles et par exemple font rejaillir la pochette du disque de la chanson remixées. On entend leurs classiques comme Kids de MGMT, Joe la Taxi de Vanessa Paradis mais aussi de nouveaux morceaux comme The Bay de Metronomy. Le final est explosif et avec le lâcher de confettis la foule exulte, entre fatigue et transe.

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Les frères Dewaele sont des artistes très prolifiques (je vous conseille leur Radio Soulwax, 24 heures de mixes improbables, en écoute gratuite sur internet) et terriblement talentueux, à la lisière entre rock et électro, le tout saupoudré d’un brin de nostalgie.

A 5h, direction les vestiaires pour un retour à la maison, les jambes en compote, mais la tête pleine de bon son, avec le premier métro car même quand Paris s’éveille, les taxis ne s’arrêtent toujours pas.