Une guitare, une voix, un peu de réverbération, et voilà Sumie. Ce qui en temps normal nous aurait ennuyé à mourir et aboutit à une critique contenant les mots « soporifique », « sans renouvellement » voire « ambiance déprimante proche du suicide » et bien là… ça ne correspond pas.
Au contraire, il y a avec Sumie (Sumie Nagano, si vous voulez affiner votre recherche Google) une petite magie qui opère. Comme l’envie d’être allongé, la tête posée sur les genoux de la jeune fille, sa main passant dans nos cheveux pendant qu’elle chante doucement ses compositions (bon, on ne voit pas trop comment elle arrive à jouer de sa guitare simultanément, mais vous voyez le tableau). Tout est simple, fluide, posé. Le temps s’arrête pendant que défilent ses morceaux, comme autant de petites histoires murmurées au coin de l’oreille. Cette folk dénudée arrive à toucher l’auditeur grâce à une sincérité naïve, naturelle.
On ne dit pas que les morceaux de Sumie sortent du lot (d’ailleurs ils se ressemblent tous) on ne dit pas qu’il s’agit d’un grand disque (d’ailleurs on ne lui met pas une note extravagante) on dit simplement que ça a marché sur nous. Et que, au final, ça pourrait bien marcher sur vous également.
3.5 / 5