V (2009) – saison 1

C’était un remake des plus attendus mais aussi des plus risqués : s’attaquer à la série V, référence des années 80, à la diffusion chaotique (d’abord mini-série puis série) et au dénouement inachevé (faute d’audience, elle fut arrêtée après 19 épisodes).

Le pari est réussi de façon magistrale par Scott Peters (créateur des 4400) qui reprend la trame principale sans y coller les mêmes personnages. Ainsi nous avons donc des visiteurs d’une autre planète qui stationnent leurs vaisseaux-mères au-dessus des plus grandes villes de la Terre, dans le but de nous aider avec leur technologie. Ils installent des centres de soins et proposent une source d’énergie complètement écologique, l’énergie bleue. Leur chef, Diana (superbe Morena Baccarin dans ce personnage), est là pour rappeler constamment les intentions pacifiques des visiteurs et leur présence temporaire. Ils viennent en paix, toujours.

Mais évidemment c’est beaucoup plus compliqué qu’en apparence. Les visiteurs sont des reptiles hostiles recouverts d’un épiderme humain, et certains d’entre eux étaient établis sur Terre depuis plusieurs années, se fondant dans notre quotidien, et allant même jusqu’à partager des émotions et nouer des relations. Les centres de soin sont en réalité des moyens de marquer les humains en leur injectant un traceur, et des programmes d’échanges culturels servent à mener des expériences sur les personnes sélectionnées.

Nous avons donc bel et bien deux camps : humains et visiteurs, avec des mélanges de chaque côté. Certains humains œuvrent du côté des extra-terrestres, tandis que des visiteurs, convaincus par la race humaine, ont décidé de la protéger. La résistance se nomme « 5e colonne » et malgré ses faibles moyens, elle va poser problème dans les plans des aliens. Une guerre se déroule secrètement, avec le grand public pour témoin et enjeu : les Visiteurs essaient de maintenir leur image tout en continuant leur plan tandis que  la résistance s’affairent à dévoiler au monde la vraie nature des aliens.

Le cru 2009 de V est donc excellent. Cette saison 1 de 12 épisodes prend peu de risques histoire de s’assurer un renouvellement (c’est réussi : la saison 2 est à venir) mais elle assure l’essentiel. De la technologie, des personnages réussis (un casting à la hauteur avec Elizabeth Mitchell – Juliet dans Lost – en tête) et pas mal d’action. On regrettera simplement de ne pas avoir encore vu les visiteurs sous leur vrai visage, sans leur peau humaine, pour frissonner un peu. Mais la fin de cette saison 1 laisse présager une saison 2 qui monte d’un cran dans les hostilités, tant mieux.

4 / 5