Will Wiesenfeld est californien, il a 24 ans, et déjà 2 albums derrière lui au moment de sortir Obsidian, toujours son son pseudonyme de Baths. Et lorsque l’on écoute ce troisième disque on réalise à nouveau que la maturité n’attend pas le nombre des années.
Obsidian fait partie de ce qui se fait de mieux dans l’electro « easy listening » cette année. La voix de Wiesenfeld sert admirablement les sonorités simples mais riches qu’il utilise sur ses morceaux. Les excellents Miasma Sky, Ironworks et surtout No Eyes (plus dansant) démontrent un talent protéiforme et sans faille. Des cliquetis aux clochettes, du piano au synthé, chaque instrument semble avoir été pensé pour chaque note, ce qui donne à l’album une impression de renouvellement continu.
Mieux : il est possible de chanter Obsidian. A l’inverse de nombreux albums électro, les textes ne sont pas en reste et demeurent même plutôt fournis sans être répétitifs. C’est aussi un plaisir d’entendre Baths durcir un peu le ton sur Earth Death en fin de disque, nouvelle preuve de son potentiel d’exploration musicale. On imagine très bien Will Wiesenfeld sortir de son registre de prédilection pour aller tâter des univers plus rock.
Encore et encore, Baths nous livre un album qui s’écoute en boucle, sans lassitude. Beau et inspiré, Obsidian prend une place de choix dans les oeuvres de l’année, en toute simplicité.
4.5 / 5