Elliot Moss – Highspeeds

Au fil du temps, on se méfie des références aguicheuses en matière de musique. Alors quand un communiqué cite James Blake et Chet Faker pour promouvoir le premier album d’un jeune inconnu, forcément il y a de quoi froncer les sourcils et se mettre presque sur la défensive. Play.

Ce jeune inconnu (jusqu’à présent) c’est le new-yorkais Elliot Moss. Ce premier album, c’est Highspeeds. Et ces références… elles sont parfaitement adaptées. Multi-instrumentiste, Elliot Moss fait une démonstration plus que probante de ses capacités. Pour ne rien gâcher, il est doté d’une voix cajoleuse (oui pour le côté James Blake, c’est sûrement plus vendeur que Paolo Nutini) qu’il arrive à mettre en adéquation avec ses compositions pourtant variées. On parle ici de folk, de soul, parfois jazzy (Slip), et toujours teintée d’électro. C’est doux (Faraday Cage ; ou pas : Big Bad Wolf), mélancolique (Even Great Things), progressif (Pattern Repeating) et surtout, c’est différent à chaque morceau. Elliot Moss arrive à nous inquiéter avec ses cuivres sur About Time, et nous faire danser tout de suite après avec Best Light.

Plutôt sombre dans l’ensemble, sans pour autant dériver dans de la noirceur, Highspeeds est avant tout la rampe de lancement d’un artiste talentueux qui aura d’ores et déjà fait de 2015 son année. A découvrir et rattraper d’urgence.

4.5 / 5