Hier soir je me suis posée la question fondamentale suivante : quelles sont vraiment les meilleures conditions pour voir un film ? Faut-il toutes ces conditions réunies pour pouvoir apprécier tous les films ?
Ces questions me viennent puisque depuis quelques années (attention scoop, plus fort qu’un #jeudiconfession), je me surprends parfois à m’endormir en salle ou devant un Blu-ray à la maison.
Peut-on vraiment apprécier un film si l’on en loupe quelques dialogues ? Quelques scènes ? J’espère bien, sinon je suis mal barrée !
Ma réponse plus nuancée est : ça dépend du film. Beaucoup trop de films qui sortent en salle ou en DTV (direct to video) ne nécessitent pas toute notre attention, et c’est regrettable. On peut même se demander si nous ne nous détournons pas d’eux à cause du peu d’intérêt dont ils font preuve. Mais laissons de côté cette catégorie de films trop facilement accusables d’être la cause de nos assoupissements, le vrai sujet concerne les grands films.
Morphée, ma pire ennemie, trop souvent tente de me séduire, tire mes paupières et me kidnappe. En salle, les fauteuils moelleux sont ma pire crainte, à la maison c’est le passage à la position allongée qui m’est fatidique. Et malgré ma lutte, mon envie, le sommeil s’empare de moi et je ne peux rien faire d’autre que de retourner voir le film en espérant m’endormir à un moment différent.

J’ai mis en place quelques astuces pour éviter tous ces désagréments parfaitement humains :
– dormir avant de voir le film : je me fais souvent une petite sieste de 20 à 30 min dans un RER confortable – éviter le A, toujours trop bondé.
– se droguer à la caféine : mais pas juste avant le film, préparer son coup quelques heures avant, ce n’en sera que plus efficace.
– voir le film avec un ami qui pourra vous réveiller au moment clé ou au mieux, vous raconter les passages manqués.
– bien choisir le film : j’ai remarqué que l’action m’est soporifique, je dors devant Captain America ou The Green Hornet, mais dès que ça commence à bastonner ; du coup j’évite ces films en salle désormais.
Si malgré toutes ces astuces, le sommeil s’installe, voyons le verre à moitié plein. N’est-il pas parfois vertueux de se laisser aller à une petite sieste devant un film ? N’est-elle pas la meilleure des siestes, celle à laquelle on succombe sur une délicieuse musique ? Celle qui vous permet de voir le film plusieurs fois de façons différentes ? Celle qui met votre imagination en marche puisqu’il faut combler les blancs ? Celle qui vous fait prendre conscience de l’intensité d’un jeu d’acteur parce qu’une scène vous réveille ? Celle qui vous convainc de la puissance d’un film car malgré tout vous luttez de la plus belle force contre Morphée ?
Et oui, la sieste est peut-être un excellent moyen de savoir si le film vaut le coup d’une seconde chance, les yeux plus ouverts. :-)