Hotel Transylvanie

De manière générale, les longs métrages animés bénéficient d’un peu de bienveillance, et se ratent rarement. Pas de chance, HOTEL TRANSYLVANIE est l’exception qui permet de confirmer la règle. Pourtant, le film ne sort pas de nulle part, bénéficiant des talents de Genndy Tartakovsky, auteur de plusieurs dessins animés à succès et à l’esthétique reconnaissable.

Passé les premiers instants, HOTEL TRANSYLVANIE ne délivre en effet que peu de choses. Un vampire transforme le château où il élève sa fille en résidence pour monstres en tous genres, loin des affreux humains. Évidemment, tout le répertoire des grands classiques s’y retrouve : momie, loups garous, frankenstein etc… Et ce qui s’annonce comme une vaste cour de récréation peine au bout de quelques minutes à offrir les rebondissements espérés. En axant trop son histoire sur l’aspect familial et romantique, HOTEL TRANSYLVANIE effleure à peine son sujet, offre quelques scènes basiques (notamment de danse, sur un fond musical assez douteux) et s’en repart en laissant la porte ouverte pour une pseudo-suite.

Pas la peine de trop tirer sur l’ambulance, cet HOTEL TRANSYLVANIE est un concurrent faible dans un marché tyrannique, entre les Disney et autres Pixar. Sauf à ressortir une faune et une flore qu’on aurait aimé plus mise en valeur, le dessin animé ne restera pas dans les mémoires.

1.5 / 5
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